Déclaration de principes généraux du GSU

Le Groupe Socialiste Universitaire est une association réunissant étudiants, universitaires et membres de la société civile autour d’un débat d’idées dont l’objectif est de produire une recherche intellectuelle de qualité afin de re-penser le socialisme, les institutions, et l’Europe et la géopolitique à la manière d’une institution de recherche universitaire. C’est par la participation active de ses membres organisés en pôle de recherche que naîtront de nouvelles idées, de nouvelles solutions et de nouvelles lignes problématiques sur les sujets discutés.

Le GSU organise ainsi différents évènements et notamment des conférences et des débats dont la teneur théorique varie selon chaque intervenant : la réflexion des universitaires sera davantage portée par leur recherche, tandis que celle des acteurs institutionnels et de la société civile sera portée par leurs pratiques. Les réflexions du GSU ont pour finalité, à terme, de se matérialiser en un ouvrage de recherche.

Ces évènements ont vocation à constituer un socle théorique de réflexions et de pistes de réflexion à aborder. Ils font ainsi l’objet de synthèses récapitulatives et ont vocation à être diffusés.

La participation des membres du GSU, suivant les pôles définis, permet d’enrichir la réflexion du groupe sur chaque axe (socialisme, institutions, Europe & géopolitique). Le caractère démocratique de la recherche est fondamental. Il implique participation, recherche et transparence dans chacune des étapes de cette dernière. Les tâches sont ainsi reparties de telle manière à ce que ce processus soit efficace (par des travaux de prise de note, de synthèse, de réflexion personnelle, de travaux autour de recherches universitaires…).

Pour résumer par une formule de John Dewey la philosophie générale du GSU, nous croyons que « La démocratie parviendrait à son achèvement si l’enquête sociale libre était indissolublement reliée à l’art d’une communication intégrale et dynamique[1] », c’est-à-dire que la destination du GSU est la mise en commun des moyens épistémologiques de chacun de ses membres, en vue de la production d’une réflexion commune. Aristote dans Les Politiques[2] voit dans le mélange et la diversité ce qui permet la meilleure prise de décision en commun. La croyance en l’horizontalité de la confrontation des opinions, repose sur l’idée que de l’hétérogénéité des membres du GSU, naîtra une production commune dont la qualité reposera justement sur l’opposition de ces différences. C’est pour cela que le GSU n’est pas rattaché et dépendant d’un parti politique, bien que nous nous retrouvions sur la défense de l’idée d’une République sociale, écologiste et humaniste.

L’une des questions politiques majeures de notre époque est de savoir comment faire société, ou plutôt de savoir ce qui permet de penser notre communauté politique. Aux réponses néolibérales qui reposent sur l’affirmation de la guerre de tous contre tous, où chacun serait pris dans la sphère privée de l’entreprise de soi, et aux réponses identitaires selon lesquelles ce serait la tradition culturelle qui fonderaient le commun, il est urgent de proposer une troisième voie, celle d’un socialisme qui prenne en compte les enjeux sociaux, écologiques et politiques de notre temps. C’est dans ce cadre que le GSU, dans ses différentes composantes, sera amené à prendre des positions sur des sujets d’actualité.

[1] Dans « Le Public et ses Problèmes », ouvrage publié en 1927

[2] Les Politiques, Garnier-Flammarion, Paris, 1993, livre III, chapitres 7-11.

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